Nr. 625 din 25.05.2012

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Acasa   |   Arhiva   |   2006   |   Decembrie   |   Numarul 350   |   Radu Cosasu, exclu de l’Union des Ecrivains?; Radu Portocala a demissionne

Radu Cosasu, exclu de l’Union des Ecrivains?; Radu Portocala a demissionne

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• Editorial
Le sujet de l’editorial de cette semaine, signé par Carmen Muşat, est la demande publique de Mircea Mihăeş qu’on exclue Radu Cosaşu de l’Union des Ecrivains à cause de quelques articles, qu’il traite d’agressifs et procommunistes, écrits dans les années 50 et qui, à son opinion, mettent en question l’oeuvre de Radu Cosaşu. Carmen Muşat réfute d’une manière décidée le geste de Mircea Mihăieş comme faisant preuve d’une «mentalité dictatoriale», qui a permis au régime totalitaire du XXe siècle de ne pas respecter les droits de l’homme. En un mot, Carmen Muşat voit Mircea Mihăieş comme un « Javert pour notre inquiétude ».

• Politique
Ciprian Ciucu et Sabina Fati se réfèrent dans leurs chroniques au départ du pouvoir du Parti Conservateur, en insistant sur la versatilité et le caractère non-démocratique de ce parti et sur les possibles conséquences de son départ du gouvernement. L’une des plus importantes serait l’affaiblissement de la position politique du premier ministre, Călin Popescu-Tăriceanu.
• Les événements culturels d’actualité
Radu Portocală, le directeur de l’Institut Culturel Roumain de Paris, a démissionné de sa fonction. Dans une lettre adressée à Mihai Răzvan Ungureanu, le Ministre de l’Extérieur, et à Horia Roman Patapievici, le président de l’Institut Culturel Roumain – que Observator cultural reproduit – il explique les raisons de sa démission. La revue présente, à côté de la lettre, les déclarations de Horia Roman Patapievici et de Theodor Baconski, conseiller présidentiel.

• In memoriam
Lucian Raicu, l’un des plus importants critiques de sa génération (des années 60), est mort le 23 novembre 2006. Aux articles sur son oeuvre, signés par Gabriela Adameşteanu, Livius Ciocârlie et Paul Cernat s’ajoute le portret émouvant du critique, réalisé par Norman Manea, qui considère L. Raicu un « penseur des essences, le critique de la condition humaine, en fait, des inssolubles questions de l’existence ». Pendant que Livius Ciocârlie insiste sur la solitude de la critique et la nécessité de comprendre l’Autre, Paul Cernat croit que Lucian Raicu pratique un discours critique proche de la « critique de la conscience » de Georges Poulet, sa vraie « méthode » de lecture étant l’empathie, l’intuition et l’interprétation dans l’intimité de la création.
• L’Evénement de la semaine
Geo Şerban écrit sur une exposition de documents de famille au Musée de la Littérature Roumaine, qui recompose l’élégance et l’importance culturelle de la famille Pillat, et surtout le destin de l’aquarelliste Maria Pillat-Brateş, la femme du grand poète d’entre les deux guerres, Ion Pillat. Maria Pillat-Brateş revient à l’attention du public grâce non seulement à cette exposition, mais aussi à l’exposition de certaines de ses ouvres, il y a quelques mois, à la Galerie Dialogue et à l’album bilingue, Painting and Reverie/Pictură şi reverie, qui vient de paraître (édité par Monica Pillat et Doina Uricariu).

• Chroniques littéraires
1. Adina Diniţoiu propose une relecture du roman Tratament fabulatoriu de Mircea Nedelciu, en tant que roman baroque et fantastique, une singularité dans l’oeuvre réaliste et rigoureuse de l’écrivain. Habitués à le lire à travers la grille offerte par Nedelciu lui-même dans la Préface de la première édition (1986) comme une sorte de roman de résistance, d’alternative au régime politique, on est invités maintenant à le lire d’une façon autonome, pour sa construction complexes, ses personnages féminins, son ingéniosité.
2. Bianca Burţa-Cernat fait une chronique positive au roman Teodosie cel Mic de Răzvan Rădulescu, connu en tant que scénariste du film La Mort de Monsieur Lazarescu, qui a reçu le prix « Un certain regard » à Cannes, cette année.
3. Deux anthologies de la littérature roumaine d’avant-garde proposent deux manières différentes d’interpréter ce phénomène culturel. Bogdan Creţu annalyse l’anthologie de Marin Mincu, Avangarda literara romaneasca (De la Urmuz la Paul Celan). L’autre anthologie (en français), La Réhabilitation du rêve. Une anthologie de l’Avant-garde roumaine, réalisée par Ion Pop est commentée par Igor Mocanu, qui critique les critères subjectifs et restrictifs de selection des auteurs présents dans l’anthologie.

4. Şerban Axinte présente la dernière parution en matière de istoriographie littéraire, Dictionarul biografic al literaturii romane (Le Dictionnaire biographique de la littérature roumaine), une continuation de Dictionarul Scriitorilor Romani (Le Dictionnaire des écrivains roumains) et de Dictionarul Esential al Scriitorilor Romani (Le Dictionnaire essentiel des écrivains roumains).
5. Le plus récent livre de Mihaela Ursa, Scriitopia sau fictionalizarea subiectului auctorial în discursul teoretic est discuté par Delia Ungureanu dans un article sur le discours critique vu comme un espace où le critique se comporte comme un écrivain, transformant en fiction le sujet auctorial.
6. Florian Roatiş commente une deuxième édition en roumain du livre d’André Frossard, Dieu en questions (De ce sa traim si alte intrebari despre Dumnezeu).

• Essais
Péter Demény continue sa série d’articles sur Caragiale et Gheorghe Crăciun offre la IXe partie de son essai sur Les Vices du monde postmoderne.
• Avant-première éditoriale
Observator cultural publie des fragments du livre de Ioan Lacusta, Cenzura vegheaza, en train de paraître aux Editions Curtea Veche, traitant de la censure communiste dans la presse roumaine de la première partie du XXe siècle, jusqu’à la seconde guerre mondiale.

• Entretien
Un entretien avec Traian Ungureanu, réalisé par Ovidiu Şimonca parle du dernier livre de Ungureanu, Despre Securitate. România, ţara «ca şi cum». Traian Ungureanu soutient avec arguments le fait que « on n’a pas eu de société qui s’oppose effectivement au communisme », mais seulement des formes marginales de résistance.

• Arts
Théâtre
Miruna Runcan réalise, dans une première partie de son essai, une « exploration archéologique » du moment 1957 (moment politique difficile) dans le théâtre, où elle découvre, 50 ans après, une des rares confluences entre le film et le théâtre, « confluence presque ratée ». L’article prend en considération dans sa démarche le livre de Valerian Sava, Istoria critică a filmului românesc contemporan, paru en 1999.

Film
Lucian Ghiţă écrit sur le film très controversé Borat: Cultural Learnings of America for Make Benefit Glorious Nation of Kazakhstan, un film qui déconstruit les mythes de l’Amérique aux yeux des Européens.

• Arts visuels
Maria-Magdalena Crişan présente dans son Remember un peintre presque oublié, des années 50 et 60, Octav Grigorescu, qui « a vécu l’acte de création comme une dimension de l’existence quotidienne ». Ses oeuvres sont actuellement exposées au Palais Mogoşoaia.
Marin Gherasim pésente la sculpture de Alexandru Chira comme un Olympe plein de simplicité de symbôles, en même temps, qu’on peut admirer à Tăuşeni, à côté de Cluj.
Un article de Ruxandra Ana présente une exposition de photographie au Musée National d’Art Contemporain (MNAC), une exposition d’autoportraits de l’artiste suisse Urs Lüttri.

• Musique
Anca Florea parle d’un projet initié par ICR, Romania de linga tine, qui promeut, à travers des tournées internationales, les plus grands artistes roumains.
Florian Baiculescu signe un article sur Romanian Piano Trio, un groupe de trois musiciens qui ont eu l’initiative de promouvoir Schumann pendant une tournée nationale.

• La revue de la presse internationale
La dernière page de Observator cultural présente les derniers parutions de quelques magazines culturels européens : Literaturen, Lire, Le Nouvel Observateur et Le Magazine littéraire.

 
 
 
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