Observator cultural no. 191 (449)/ 13 novembre-20 novembre 2008
Editorial
Carmen Muşat
Sans l’implication des intellectuels – philosophes, théoriciens, écrivains, leaders d’opinion – dans le modelage de nos perceptions et convictions sur la société actuelle, la manière de nous positionner dans le monde où nous vivons serait sensiblement différente. Aujourd’hui la prédisposition de certains intellectuels roumains – parmi les plus connus – de se mettre sans réserve au service de l’actuel Président de la République semble, pour l’éditorialiste, dangereuse pour eux-mêmes et pour nous tous. Le temps des autocrates éclairés est passé.
Politique
Ciprian Ciucu imagine le proche avenir post-électoral pour lequel il voit se perpétuer des gouvernements d’alliances. Le calme et la tranquillité nécessaires à un bon gouvernement resteront de lointains desideratum.
Ciprian Stănescu écrit sur la maladie actuelle de la société roumaine, notamment bucarestoise : le besoin de conflits afin d’exprimer véritablement ses idées dans un espace public. Que ce soit pour des idées politiques ou pour d’autres choses, l’homme bucarestois moyen profite de n’importe quelle occasion pour entrer dans un conflit pouvant devenir violent.
Dans « Pourquoi Obama a-t’il gagné ? », Radu Jörgensen, Michael Finkenthal, Bedros Horasangian et Alexandru Hâncu, actuellement aux Etats-Unis, proposent quatre perspectives sur les résultats des élections américaines.
Evénement
Les révélations de la dernière édition du Festival National de Théâtre, sections Début et Spectacles de l’Etranger, ont donné lieu à des controverses et révélé un besoin encore plus fort de trouver une réponse à la question : « Où nous situons-nous au sein de l’espace théâtral actuel et où allons -nous ? ». Articles de Oltiţa Cîntec, Iulia Popovitch et Mirella Nedelcu-Patureau.
Actualité
Livia Cotorcea dresse le bilan de la 3ème édition du Symposium International « Civilisation européenne – unité, unicité, ouverture » (2-8 octobre).
Littérature
Bianca Burta-Cernat fait la critique de « Ultimele iubiri » (« Les derniers amours »), ed. Polirom (2008), de Virgil Duda, romancier qui offre dans ces pages une « « collection » consistante de destins de juifs-roumains ».
Dans « Le conquérant et la vanité », Andreea Răsuceanu, parle de deux livres de l’écrivain portugais Almeido Faria : « Conchistadorul », publié aux éditions Art (2008 – traduction de Micaela Ghiţescu) et « Vanitas, 51, Avenue d’Iéna », publié aux éditions Vivaldi (2007 – traduction de Micaela Ghiţescu).
Fanny Chartres, dans « Une histoire de l’Amérique » donne son point de vue sur « La Malédiction d’Edgar » roman de l’écrivain français Marc Dugain publié aux éditions RAO (2008 – traduction de Daniela Focşa).
Silvia Dumitrache écrit sur sa lecture de « Les Mémoires d’un antisémite » de l’autrichien Gregor Von Rezzori publié chez Humanitas (2008), un livre marqué par un « personnage principal qui se redécouvre et se redéfinit en permanence ».
Dans « Que peut-il se passer en poésie après la mort de l’auteur ? » , Oana Catalina Ninu parle de la poétesse roumaine Ioan Flora et de son livre posthume « Bătrînul Werther » (« Le Vieux Werther »), publié aux éditions Paralela 45 ( 2007)
Débat
Ovidiu Şimonca livre son point de vue sur « L’Illusion anticommuniste, un livre sur le Rapport Tismăneanu » (« Iluzia anticomunismului. Lecturi critice ale Raportului Tismăneanu »), publié par les éditions Cartier (Chisinau - 2008). Le journal publie les réponses des coordonnateurs de ce volume : Vasile Ernu, Ovidiu Tichindeleanu, Costi Rogozanu et Ciprian Siulea.
Avant-première
Extrait du roman de Peter Esterhazy, « Revue et corrigé », en cours d’apparition aux éditions Curtea Veche (traduction du Hongrois d’Anamaria Pop).
Carnet d’écrivain
« Tâche d’encre. Il était une fois…une histoire ». Octavian Soviany écrit sur les « lettres restantes » de la littérature.
« Evasions en bibliothèque. Dans les montagnes, un jour qui ne ressemble à aucun autre » : Geo Serban ou l’évasion littéraire en montagne.
Art
Film
Mihai Fulger revient du Festival de Tîrgu-Mureş, „Alter-Native“, et nous parle d’une des plus anciennes manifestations internationales cinématographiques de province, qui représente un bon baromètre sur la santé du court-métrage.
Smaranda Şchiopu écrit sur la première édition du Festival International de Film Documentaire « DocumFest » qui a eu lieu à Timisoara (6-8 novembre)
Evasions et innocences
Dans « Révoltes et ratages individuels », Iulia Popovici livre une analyse croisée de deux films américains : American Beauty (Sam Mendes – 1998) et Falling Down (Joel Schumacher – 1993).
Arts visuels
Mihai Nasta rend hommage à Jana Cernătescu, peintre roumaine installée en Belgique, qui laisse derrière elle un destin et une œuvre remarquable.
Maria-Magdalena Crişan écrit un article sur les deux expositions de Mirela Trăistaru visibles à Bucarest dans les galeries « Veroniki Art » et « Mora ».
Mihai Plămădeala revient sur la conférence de presse soutenue par l’artiste plastique Alexandru Rădvan et le commissaire Diana Dochia à la Galerie Anaid, durant laquelle ils ont parlé de leur expérience culturelle en Allemagne.
Multimédia
Ovidiu Drăghia dresse le bilan du festival Internetics 2008 et des prix remis à cette occasion.
Rubriques
Mihnea Blidariu, Tinar, caut politica/ Jeune homme, je cherche la politique
Michael Finkenthal/ Intersections
Liviu Ornea, Bifurcaţii/ Bifurcations
Ovidiu Pecican, Avalon
Michael Haulica, Fantasy & Science Fiction
Editorial
Carmen Muşat
Sans l’implication des intellectuels – philosophes, théoriciens, écrivains, leaders d’opinion – dans le modelage de nos perceptions et convictions sur la société actuelle, la manière de nous positionner dans le monde où nous vivons serait sensiblement différente. Aujourd’hui la prédisposition de certains intellectuels roumains – parmi les plus connus – de se mettre sans réserve au service de l’actuel Président de la République semble, pour l’éditorialiste, dangereuse pour eux-mêmes et pour nous tous. Le temps des autocrates éclairés est passé.
Politique
Ciprian Ciucu imagine le proche avenir post-électoral pour lequel il voit se perpétuer des gouvernements d’alliances. Le calme et la tranquillité nécessaires à un bon gouvernement resteront de lointains desideratum.
Ciprian Stănescu écrit sur la maladie actuelle de la société roumaine, notamment bucarestoise : le besoin de conflits afin d’exprimer véritablement ses idées dans un espace public. Que ce soit pour des idées politiques ou pour d’autres choses, l’homme bucarestois moyen profite de n’importe quelle occasion pour entrer dans un conflit pouvant devenir violent.
Dans « Pourquoi Obama a-t’il gagné ? », Radu Jörgensen, Michael Finkenthal, Bedros Horasangian et Alexandru Hâncu, actuellement aux Etats-Unis, proposent quatre perspectives sur les résultats des élections américaines.
Evénement
Les révélations de la dernière édition du Festival National de Théâtre, sections Début et Spectacles de l’Etranger, ont donné lieu à des controverses et révélé un besoin encore plus fort de trouver une réponse à la question : « Où nous situons-nous au sein de l’espace théâtral actuel et où allons -nous ? ». Articles de Oltiţa Cîntec, Iulia Popovitch et Mirella Nedelcu-Patureau.
Actualité
Livia Cotorcea dresse le bilan de la 3ème édition du Symposium International « Civilisation européenne – unité, unicité, ouverture » (2-8 octobre).
Littérature
Bianca Burta-Cernat fait la critique de « Ultimele iubiri » (« Les derniers amours »), ed. Polirom (2008), de Virgil Duda, romancier qui offre dans ces pages une « « collection » consistante de destins de juifs-roumains ».
Dans « Le conquérant et la vanité », Andreea Răsuceanu, parle de deux livres de l’écrivain portugais Almeido Faria : « Conchistadorul », publié aux éditions Art (2008 – traduction de Micaela Ghiţescu) et « Vanitas, 51, Avenue d’Iéna », publié aux éditions Vivaldi (2007 – traduction de Micaela Ghiţescu).
Fanny Chartres, dans « Une histoire de l’Amérique » donne son point de vue sur « La Malédiction d’Edgar » roman de l’écrivain français Marc Dugain publié aux éditions RAO (2008 – traduction de Daniela Focşa).
Silvia Dumitrache écrit sur sa lecture de « Les Mémoires d’un antisémite » de l’autrichien Gregor Von Rezzori publié chez Humanitas (2008), un livre marqué par un « personnage principal qui se redécouvre et se redéfinit en permanence ».
Dans « Que peut-il se passer en poésie après la mort de l’auteur ? » , Oana Catalina Ninu parle de la poétesse roumaine Ioan Flora et de son livre posthume « Bătrînul Werther » (« Le Vieux Werther »), publié aux éditions Paralela 45 ( 2007)
Débat
Ovidiu Şimonca livre son point de vue sur « L’Illusion anticommuniste, un livre sur le Rapport Tismăneanu » (« Iluzia anticomunismului. Lecturi critice ale Raportului Tismăneanu »), publié par les éditions Cartier (Chisinau - 2008). Le journal publie les réponses des coordonnateurs de ce volume : Vasile Ernu, Ovidiu Tichindeleanu, Costi Rogozanu et Ciprian Siulea.
Avant-première
Extrait du roman de Peter Esterhazy, « Revue et corrigé », en cours d’apparition aux éditions Curtea Veche (traduction du Hongrois d’Anamaria Pop).
Carnet d’écrivain
« Tâche d’encre. Il était une fois…une histoire ». Octavian Soviany écrit sur les « lettres restantes » de la littérature.
« Evasions en bibliothèque. Dans les montagnes, un jour qui ne ressemble à aucun autre » : Geo Serban ou l’évasion littéraire en montagne.
Art
Film
Mihai Fulger revient du Festival de Tîrgu-Mureş, „Alter-Native“, et nous parle d’une des plus anciennes manifestations internationales cinématographiques de province, qui représente un bon baromètre sur la santé du court-métrage.
Smaranda Şchiopu écrit sur la première édition du Festival International de Film Documentaire « DocumFest » qui a eu lieu à Timisoara (6-8 novembre)
Evasions et innocences
Dans « Révoltes et ratages individuels », Iulia Popovici livre une analyse croisée de deux films américains : American Beauty (Sam Mendes – 1998) et Falling Down (Joel Schumacher – 1993).
Arts visuels
Mihai Nasta rend hommage à Jana Cernătescu, peintre roumaine installée en Belgique, qui laisse derrière elle un destin et une œuvre remarquable.
Maria-Magdalena Crişan écrit un article sur les deux expositions de Mirela Trăistaru visibles à Bucarest dans les galeries « Veroniki Art » et « Mora ».
Mihai Plămădeala revient sur la conférence de presse soutenue par l’artiste plastique Alexandru Rădvan et le commissaire Diana Dochia à la Galerie Anaid, durant laquelle ils ont parlé de leur expérience culturelle en Allemagne.
Multimédia
Ovidiu Drăghia dresse le bilan du festival Internetics 2008 et des prix remis à cette occasion.
Rubriques
Mihnea Blidariu, Tinar, caut politica/ Jeune homme, je cherche la politique
Michael Finkenthal/ Intersections
Liviu Ornea, Bifurcaţii/ Bifurcations
Ovidiu Pecican, Avalon
Michael Haulica, Fantasy & Science Fiction

