Observator cultural no. 192 (450)/ 20 novembre-27 novembre 2008
Editorial
Editorial
Carmen Muşat
Pour apparaître à la télévision (et dans la plupart des cas, pour entrer en politique), il semblerait que les critères de sélection les plus importants soient l’esprit grégaire, la capacité à parler sans n’avoir rien à dire, le manque de mesure, le comportement obsessionnel, le dilettantisme illimité. Fondée sur l’ignorance et sur la compétition de précieuses impostures, que la télévision retransmet en grande pompe, la société roumaine est en pleine crise : crise d’idées, crise de légitimité, crise d’identité.
Politique
Ciprin Ciucu fait le bilan de ce qu’offre la campagne électorale qui se déroule actuellement en Roumanie : en dehors des visages que les bannières électorales exposent dans toute la ville, il n’y a rien de concret sur les candidats et les idées politiques de ces derniers .
Bedros Horasangian revient sur la tragédie survenue samedi 15 novembre dans les mines de Petrila (vallée du Jiu), où 12 mineurs ont été tués et 14 blessés, suscitant une vive émotion dans le rang des opinions publiques. Il met en parallèle la crise financière et la campagne électorale, trois sujets d’actualité auxquels la télévision et les médias consacrent leurs unes.
Ioana Pavernam compare trois événement politiques majeurs : la campagne électorale en France (avril 2007), les élections récentes aux Etats-Unis et la campagne électorale actuelle pour les législatives en Roumanie.
Actualité
Dans « Entre efficacité et campagnes de discréditation », Cezar Gheorghe parle du bilan des quatre dernières années de l’Institut Culturel Roumain conduit par Horia-Roman Patapievici et son équipe, et présenté à la dernière réunion de direction de l’Institut Culturel Roumain. La réduction du budget 2009 de l’Institut a été qualifié par son Président de « crime institutionnel ».
Doina Ioanid en interview avec Eric Fottorino présent à Bucarest à l’occasion de la sortie de «Sărutări de cinema » (« Baisers de cinéma ») publié aux éditions Trei.
Chat avec des écrivains roumains
Un Cristian nous retranscrit le chat de la rédaction auquel s’est prêté Stelian Tănase, écrivain roumain dont l’actualité est dominée par son dernier roman « Maestro » (ed. Polirom).
Mémoires
Dans « Conjuguer le présent à la lumière du passé », Corina Anghel Crişu, parle de « Biruinţa unei iubire » (« Le Triomphe d’un amour »), ed. Humanitas, 2008 – livre regroupant les pages de correspondance de Dinu et Nelli Pillat.
Essai
Critiques croisées de l’essai d’Horia Gârbea « Trecute vieţi de fanţi şi de birlici. Viaţa şi, uneori, opera personajelor » (« Vies passées des valets et des as. La Vie et, parfois, l’œuvre des personnages »), Ed. Cartea Românească (2008) par Oana Cătălina Ninu et Silvia Dumitrache.
Littérature
Dan Pirvan-Jenaru fait la critique de «Foxtrot XX », ed. Cartea Romaneasca (2008), roman de Răzvan Petrescu, ou le récit « un monde sans but [mais avec] « parfois des moments d’une beauté insupportable ».
Lucia Popa écrit sur « Glamorama », roman de Breat Easton Ellis (ed. Polirom, 2008), traduit de l’anglais par Adrian Buz.
Antoaneta Tanasescu et Cezar Gheorghe livrent deux critiques de « Rubik » (ed. Polirom-2008), coordonné par Simona Popescu, un roman collectif écrit par 28 étudiants et un professeur.
In Memoriam
« De l’autre côté du texte. Ion Lăcustă, l’écrivain témoin de la génération ‘80 » par Paul Cernat. et « Lettre à un ami trop éloigné » par Bogdan-Alexandru Stănescu : hommages à Ioan Lăcusta.
Opinions
Dans « L’Eléphant traduit », Radu Pavel Gheo, rédacteur de langue anglaise dans une maison d’édition, donne son point de vue sur la littérature et sa traduction.
Interview
Ovidiu Draghia en interview avec Jan Willem Boss, traducteur de littérature roumaine en hollandais.
Un Cristian en interview avec T.S. Khasis, poète roumain.
Actualité internationale
De Paris, Adina Dinitoiu livre une ample analyse du livre de Donald Morrison et Antoine Compagnon « Que reste-t-il de la culture française?” suivi de “Le souci de la grandeur” (ed. Denoël - 2008).
Le jeune réalisateur autrichien Michael Schindegger (27 ans) voyage depuis 8 ans en Dacia Express, train reliant Bucarest à Vienne en 17 heures. Dans son premier film (Dacia express), dont la première à Vienne a reçu un bon accueil, il livre au spectateur le récit filmé de cette expérience.
Irina Wolf revient sur « Les Jours du film roumain »organisés à Vienne du 5 au 9 novembre.
Art
Théâtre
Liviu Ornea sur « Lulu » de Frank Wedekind pièce mise en scène par Silviu Purcăreţe (Théâtre national Radu Stanca de Sibiu)
Oana Cristea Grigorescu sur «Les Trois sœurs » de Tchekhov (Théâtre Maghiar de Cluj)
Danse
Gina Serbănescu sur le Festival Explore Dance qui s’est tenu à Bucarest du 14 au 19 octobre.
Film
Interview par Mihai Fulger d’Andrei Dăscălescu à l’occasion de la sélection de son documentaire « Constantin et Elena » au Festival du film documentaire d’Amsterdam (20-30 novembre).
Arts visuels
Mihai Plămădeala sur le projet international d’art contemporain féminin organisé par L’Association Art + Architecture Today, en partenariat avec la galerie Anaid Art.
Musique
Florian Baiculescu sur le festival Puccini à l’Opéra national de Bucarest, à l’occasion des 150 ans de la naissance du compositeur.
Multimédia
Ovidiu Drăghia sur la seconde édition de RoNewMedia.
Rubriques
Mihnea Blidariu, Tinar, caut politica/ Jeune homme, je cherche la politique
Geo Şerban, Evadări din Biblioteca / Evasions en bibliothèque
Ovidiu Pecican, Avalon
Liviu Ornea, Bifurcaţii/ Bifurcations
Michael Haulica, Fantasy & Science Fiction
Supplément
Pages consacrée à la Foire du livre Gaudeamus (19-23 novembre)

