Observator cultural no. 194 (452)/ 4 décembre- 11 décembre 2008
Editorial
Carmen Muşat
Editorial
Carmen Muşat
Lundi 1er décembre, au Palais Présidentiel (Cotroceni), Vasile Paraschiv, célèbre militant anti-communiste, a rappelé ce que signifie la liberté de penser et le courage de dire ce que l’homme pense vraiment, surtout quand il se trouve face à l’homme d’état le plus puissant. Pour celui qui veut voir et entendre, les mots de Vasile Paraschiv ont également permis d’expliquer l’absentéisme massif constaté lors des élections qui s’étaient tenues la veille.
Politique
Que signifie le résultat des élections et surtout comment va se former le prochain Gouvernement ? Le Bureau Electoral central a d’abord annoncé le PSD-PC gagnant avec 33,09% à la Chambre des Députés et 34,16% au Sénat, puis nous apprenons à la dernière minute que le PD-L repasse devant. Le journal publie un ensemble d’articles écrits par ses collaborateurs : Mihnea Blidariu, Ciprian Ciucu, Bedros Horasangian, Alexandru Matei, Ioana Paverman, Ştefan Stoica..
Actualité
L’article de Cristian Cercel, « 1er décembre, la promission inachevée », part de la récente affirmation de Marko Bela (président de l’Union Démocratique Maghiare*) dans laquelle l’homme politique, en plus de faire une déclaration politique destinée à attirer un certain nombre d’électeurs hongrois, a exclu de la Fête nationale une part importante des citoyens de l’état roumain.
*adjectif relatif à la communauté hongroise de Roumanie
Actualité internationale
Ioana Filipescu : L’une des expositions les plus visitées de cette année, signée par Sarah Seidmann, est accueillie à l’Institut culturel roumain de Venise. Le vernissage qui a eu lieu le 4 novembre a été suivi d’une rencontre-débat consacrée à l’héritage spirituel d’un espace fécond et fascinant par son identité culturelle polyvalente, controversée et pleine de spontanéité – « L’Europe Centrale ».
Opinions
Luminiţa Voinea-Răut nous parle du festival de l’Union des Théâtres de l’Europe qui se tient actuellement en Roumanie et de deux pièces : « Amédée ou comment s’en débarrasser » par la Cie Roger Planchon-Studio 24 et « Le Mensonge » de Pippo Delbono.
Photo-Reportage
Un Cristian nous parle du retour du programme culturel « L’Effet de soirée » : deux fois par mois, deux invités (l’un du domaine littéraire, l’autre du monde théâtral) discutent au Green Hours dans un espace ouvert au public.
En débat
Jusqu’à quel point le modèle « paşoptiste » d’actions culturelles a marqué le mental collectif ? Quels sont les atouts et quelles sont les limites du « pasopstisme* »? A ces questions, Mircea Anghelescu, Iulian Costache, Caius Dobrescu et Victor Rizescu répondent dans le numéro présent. Tout comme la réédition du livre du professeur Paul Cornea, « Originile romantismului românesc » (« Les origines du romantisme romanesque »), ils offrent l’occasion d’une réévaluation - du livre, comme exemple et de son impact sur la génération « paşoptiste »
*paşoptism : idéologie des participants de la révolution de 1848 dans les régions de Roumanie.
Littérature
Paul Cernat revient sur la polémique de l’automne et nous parle de la conférence qui a eu lieu à la Foire du livre Gaudeamus et intitulée „Comment va la littérature roumaine”.
Sur Dorota Maslowska et son roman « Blanche neige et le rouge Bolchevik » : Ovidiu Şimonca fait la critique du livre (traduit du polonais par Constantin Geambaşu), publié aux éditions Trei (2008) que vient compléter la chronique de Jerzy Pilch (écrivain, publiciste et critique polonais) reprise de la revue Polityka., tandis que Katarzyna Surmiak-Domanska est en dialogue avec Dorota Maslowska : extrait de l’interview publié dans le supplément „Wysokie obcasy“ du quotidien Gazeta Wyborcza, du 27 septembre 2007.
Cezar Gheorghe fait la critique de « Jérusalem », de Gonçalo M. Tavares, (traduction du portugais par Micaela Ghiţescu) éditions Humanitas (2008)
Arts
Théâtre
Oltiţa Cîntec était au Festival International de Théâtre pour Enfants et Adolescents de Iaşi.
Film
Dans « Dakino ne réussit pas l’examen final », les critiques, Mihai Fulger et Smaranda Şchiopu font le bilan de cette 19ème édition du Festival International de Film de Bucarest dont le thème central était la politique.
Arts visuels
Interview de Dan Perjovschi à l’occasion de « Choses imprimées » - exposition-rétrospective de l’artiste construite autour de 15 livres parmi lesquels le dernier : « Bucarest-Bruxelles-Chişinau ».
Musique
Anca Florea sur « La Vie est belle », première édition de ce festival organisé par le Théâtre d’Opérette « Ion Dacian » : un festival « d’envergure, dépassant les attentes les plus optimistes ».
Rubriques
Mihnea Blidariu, Tinar, caut politica/ Jeune homme, je cherche la politique
Liviu Ornea, Bifurcaţii/ Bifurcations
Michael Finkenthal, Intersecţii/ Intersections
Ovidiu Pecican, Avalon
Calin-Andrei Mihailescu, Cosmopolis
Alexandru Şipa, Jazz
Michael Haulica, Fantasy & Science Fiction

