Numarul 613 (martie-aprilie-mai 2001) al revistei franceze Les Temps Modernes (fondatori: Jean-Paul Sartre, Simone de Beauvoir) contine un consistent grupaj intitulat Les avatars du postcommunisme in cadrul caruia intilnim trei semnaturi romanesti. Mihai Dinu Gheorghiu: Conspiration et désenchantement: les conditions d’une nouvelle production idéologique en Roumanie – un comentariu analitic acut si simpatetic despre incomodele lucrari ale politologului George Voicu vizind anatomia/analiza critica a discursului conspirationist, xenofob si antisemit din mediile intelectuale si publicistice romanesti, activ (si, vai, „productiv“ electoral) si in perioada postcomunista. Citam un fragment: „...prendre comme objet d’étude cette «paralittérature d’une criade pornographie politique», produite par «l’arrière-garde de l’élite» représente une opération délicate à la fois dans le choix des exemples et dans l’évaluation de la représentativité de l’échantillon retenu.
George Voicu s’inscrit en faux contre la réserve, inspirée par le «bon sens» et les besoins d’«hygiene spirituelle», de certains collègues qui font semblant ignorer l’aire de diffusion et le potentiel de contamination de cette production «sous-culturelle». A partir d’un premier inventaire thématique et de son étude morphologique, Voicu cherche a comprendre la rationalité spécifique de cette partie du discours public, sa structure et sa grammaire (...) L’ironie est ici un indicateur du caractere étroit de l’espace intellectuel roumain, a l’intérieur duquel George Voicu se situe...“. In continuare, sub titlul L’immaginaire du complot dans la Roumanie postcommuniste – un amplu extras din lucrarea lui George Voicu Zeii cei rai. Cultura conspiratiei in Romania postcomunista (traducerea din romana, adaptarea si prezentarea introductiva a textului ii apartin Alexandrei Laignel-Lavastine). Al treilea text romanesc al grupajului, semnat de Z. Ornea: L’extrème droite ne constitue pas notre seul héritage, este o replica (publicata, nu demult, in Dilema) la eseul polemic al lui Gaspar Miklos Tamas despre dominanta etnicista si antiliberala a discursului intelectual romanesc inter- si postbelic.

